Corolle rouge champ .
Ourlant un cœur d’ébène

Quand revient le printemps

Une palette essaime

En tapis flamboyant

Les endroits qu’on ne sème

Incendiant les prairies

Camaïeu écarlate

Ondulant sous la brise
tourbillon bichromate.

.... Philippe

Dernier rimaillage,

Triste visage.

Ecole à la campagne,

Sortons le champagne.

Nature en rouge

Tout le monde bouge.

Les petits !

Regardez

Inspirez

Respirez

Rimaillez

Dit maitresse,

Avec sagesse ;

Pendant que

Nelson fait des bécots

A son amie Simplemente yo.

Dans ce joli champ

Des coquelicots

Orphea ne dit  mots.

Mais maitresse a vu !

Elle arrive au galop

Et notre ivresse

Tombe à l’eau.

Maitresse en colère,

Mon cœur s’accélère.

Un copain viré.

Règlement changé.

Quelle folie

la poésie !

Rime, rime

Un chouchou en prime.

Ici c’est « rimaillades »

Pas des « poésiades »

Crie maitresse

Avec une pointe

De gentillesse.

Alors moi, bohème

J’essaye un poème

Pour cette jolie fleur

Avec mon grand cœur.

Rouge coquelicot

Rouge diablesse.

Crions tous en écho !

Nous sommes tous

Au bout du rouleau !

Disons-le franco

Nous avons tous

Besoin de repos.

Rouge coquelicot

Robe boléro

Avec mon torero

Je danserai le tango.

J’espère  ne pas avoir zéro

Bisous de Simplemente yo.

Bonnes vacances





La fin

Du fond de ce trou noir, labeur du fossoyeur,
Le rouge est la seule, l’unique vraie couleur,
Les jolis coquelicots sont les cœurs des champs,
Les jolis coquelicots sont des fleurs de sang.

Déjà je sais mon ombre envolée dans l’éther
Planant sur ton chemin, et déclamant mes vers.
Elle ne supportait plus l’odeur de ce charnier
Où j’ai brûlé ma vie à genoux à tes pieds.

J’ai frôlé trop souvent au cours de mes errances
Tes lèvres entrouvertes et ton parfum de rose,
Le poids de mes remords sera ma pénitence

Et, lové dans le ventre de ma déchéance,
Dans ce lieu délicat où je me décompose,
Je déchire un à un mes vieux poèmes rances.

Et je meurs de t’aimer,et j’ai peur de t’aimer .
Ruegy .

Coquelicot

Petite fleur rouge

Rien ne bouge

Coq

Hélico

Murmure un mur mûr

Ses oreilles n’ont pas d’orteils

Pavots, vos pas

Ne sont pas beaux

Œillettes pour ma boutonnière

Pierres, nuage gris

Pierres nues, âge aigri

Finie l’école

Rimaille qui m’aille

Vers libres

Médit tant

Bonnes vacances

Et à bientôt
 Nelson

Les savants l'appellent Papaver somniferum,
Les trafiquants en tirent de l'opium,
Les Afghans en font le trésor de leur guerre.
La belle fleur rouge aux pétale satinés
Attire l'oeil, mais attention danger.
Je les trouve bien cachées ces sept solitaires......
C'est dommage de n'en voir que l'aspect maléfique
Car il existe aussi dans cette fleur toxique
Des principes actifs au service de l'humanité.
Mais l'homme égaré et mauvais les a dévoyés.
 Decrypto 
 


Les coquelicots

 

 

J’aimerais être un pinceau

Je peindrais des coquelicots

Sur une toile en calicot

Je pourrais me faire l’écho

Aider à manifester

Pour ces fleurs sous-estimées

Dans les jardins mal aimées

Rien à faire elles sont brimées

On les retrouve en déco

Sur les assiettes quel cadeau

Regardant en chien de faïence

Les gourmands et leur pitance

Un comble pour ces fleurs des champs

Qui n’aiment pas qu’on les cueille

Car elles meurent sur le champ

On n’a plus qu’à faire le deuil

Curieuses destinées pour elles

D’aller dans le lave vaisselle

Ou bien pour celles qui ont du bol

D’être chantées à l’école

Là encore sur cette photo

On les voit emprisonnées

Hors les murs pas de cadeau

Au désherbant seront traitées

Il faut faire une banderole

Pour ces fleurs un peu folles

Qui s’entêtent obstinément

A se faire aimer seulement   bigorneau    

                                                                   
Entre deux pierres plates à mourir
le coquelicot nouveau trouve l'envie de fleurir
Au pied d'une palissade grise à pleurer
le ciel déborde comme une parade ,de tous les cotés.
La poésie ce n'est qu'une vision d'images
un brin de soleil enrubanné.............
orphea
 
                                                   
                                                                                                                            le bigorneau


La complainte des coquelicots

 

Non ! Vous ne nous aurez pas

Le soleil a beau s’être fait la malle

Nous resterons dans notre apparat

Rouge vif face au  ciel pâle

 

Croyez-vous qu’un tout petit nuage

Fera fléchir  notre poussée sauvage ?

Notre sève se moque bien des intempéries

Elle se rie hautement de ces agaceries.

 

Car nous venons allumer de couleurs

Le triste jardin repu de grisaille

Nous nous flattons  de porter le bonheur

D’un rayon de pourpre sur cette rocaille

 

Tout est gratuit !! Profitez en donc

Faites moisson de notre écarlate

Vous vous en souviendrez au coin de l’âtre

Quand le froid aura sorti son blanc édredon.
Jacqueline


LES COQUELICOTS ET LA BOURRIQUE - 3 -

Les tutus de dentelle fine des coquelicots écarlates
Virevoletaient au-dessus de la tête de l'indélicate.
Sans dent certes ; mais malgré tout spectatrice :
Elle se disait que c'était bien plus beau que les iris !
LES COQUELICOTS ET LA BOURRIQUE - 2 - 

F'est dur de pourfuivre fans les dents!
Mais bons, les coquelicots aidant
V'ai tant bien que mal réuffi à retrouver
L'équilibre qu'il me manquait : vouais !

LES COQUELICOTS ET LA BOURRIQUE
  
C'est en glissant sur une bouse verte
Que j'ai atterri d'un geste alerte,
La face dans un tas de pierres,
Les pieds empétrés dans du lierre.

Tentant de me lever grâce à une poubelle,
Je lève les yeux pour maudire le ciel !
Et là, retombant, emportée par le couvercle
Je vis, en haut, des coquelicots en cercle.

Rouges, fiers, ils brandissaient leurs pétales
Et semblaient regarder celle qui s'étale, s'étale...
Entre temps, presque redressée, titubant,
Je m'étais mangé le bord du banc !!!

bidudule
 
ah bon l'école est finie ?
la vache , la cloche a sonné,
terminé pour cette année?
avec le nombre de cours que j'ai séché, j'ai pas vu le temps passer
bon tant pis, comme chez nous tout finit en chanson, allons y gaiement :
 donne moi ta main et prends la mienne, tagada tsoin tsoin.....
pol
 

 J'avais oublié mon cancre ....


 
par Nymphea
Lundi 23 juin 2008
publié dans : ll'ecole du ver lisant communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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