ECOLE DU VER LISANT
DIMANCHE 13 AVRIL
Mes chers petits ,
Je sais que vous aimez les belles photos ! Tenez ,un autre LIEN.PHOTOGRAPHE m'a offert celle ci .Un peu de tendresse dans notre classe ne fera pas de mal .

Je vous demande , cette fois encore de bien vouloir respecter le principe de "rimaillage" , si j'accepte de la prose , ce ne sera plus "l'école du ver lisant ",
c'est simple à comprendre .Cette fois ci encore ,je ne vous donne pas de grosse contrainte : vers libres ,rimes libres ....vous vous débrouillez tous bien !
A
VENDREDI.....
Ci dessous ,1 /les resultats du dernier rimaillage et 2/resultats du
jeu des panneaux ..
LE petit garçon
Le petit garçon sourit timidement
A cet homme qui adroitement,
Croise son regard.
La mère le tient dans ses bras.
Elle, comme un rempart,
Cache son embarras.
Le petit garçon surpris
Reçoit des étoiles
De ce monde inconnu.
L’homme photographe sourit,
Lui, il en connaît bien plus.
Mais fier et droit
Ce petit garçon y croit
Demain, lui aussi en saura autant.
Simplemente yo
bonsoir, bonsoir señora...

C’est ma maman !
Je la vois
Elle ne porte pas de tunique
Elle m’aperçoit
Elle est unique
Là bas
Dans ce paysage
Je ne suis qu’un môme
Bah !
Ici c’est mon royaume
C’est la joie
Ma maman et son boubou
Je suis son bout de choux
Son doudou
Caftan d’antan
Savates aux pieds
Fil à la pâte
Tu m’épates
Mais gare à la fille !
Je vois ton œil qui brille
Qu'on puisse encore la désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !
Tu n’es qu’un photographe voyeur
Avec ta camera qui me pompe l’air
Je ne suis pas de la cardamome
Elle n’est plus une adolescente.
Indécente !
Quoique ma maman est croustillante
Et ta caméra angoissante
Je te vois
Va-t-en !
Tu la vois
En djellaba
ok ok je me répète..Vous trouvez peut-être mon regard troublant
Quand mes yeux noirs vous fixent derrière votre écran
Vous ne me faites pas peur derrière votre appareil
Rien ne peut m’arriver, je sais qu’elle vous surveille
Je me sens à l’abri dans sa muraille de bras
Plus solide qu’aucun Vauban jamais ne dressera
Qu’importe le décor, ce qui se passe est magique
Cette scène se rejoue quel que soit le tropique
Dans une rue de casbah comme ailleurs dans le monde,
Cheveux lisses ou bouclés, tête noire ou tête blonde
Une protection maternelle renouvelée jour après jour
Une armure inconditionnelle que l’on appelle « Amour »
La Photo
Tout fier comme Artaban
Dans les bras de sa maman
Il nous regarde au fond des yeux
Pour nous dire qu’il est heureux
Malgré tout malgré sa pauvreté
Il sait qu’il est tellement aimé
Par celle qui par un acte d’amour
A tout fait pour qu’il voit le jour
Dans ses yeux de petit homme
Il nous presse il nous somme
De comprendre que l’enfance
Est un vrai trésor de confiance
Il croit c’est vrai que le monde est beau
Que les gens sont comme les animaux
Fidèles et sans arrière pensée
Et qu’ils vivent dans la liberté
Mais comment peut on lui expliquer
Que l’intérêt , l’avarice et la lâcheté
Sont les maîtres du monde et d’actualité
Et qu’il faudra toujours se méfier
Il aura tout le temps pour savoir
Laissons lui un message d’espoir
Que les hommes pourraient changer
qu’il grandira sans se préoccuper
Son avenir sera t il serein ?
Aura t il à manger à sa faim ?
Pourvu que tout cela se réalise
Et pour lui sur ses joues… une bise.
Nénette pas pu recopier ma bouille
Bisounettes
.. Dans les yeux d’un enfant
C’est dans les yeux d’enfants
Que parfois on ressent
Un instant une seconde
Un message qui inonde
Notre cœur notre sang
Il faudrait là maintenant
Pouvoir refaire le monde
Rassurer ces enfants
Et faire qu’à tout moment
Dans leurs yeux dans leur sang
Il n’y ait que douceur
Un regard de bonheur
Une joie dans leur cœur
L’innocence protégée
Plus d’enfance volée
La confiance retrouvée
Pour qu’ils puissent vivre enfin
Un monde meilleur demain
Idir et le mur du désert.
Il était là, immense, en parfait protecteur,
Caressant doucement d’une ombre bienveillante,
Cette terre berbère ô combien accueillante,
Séparant la cité du sable prédateur.
Blotti prés du géant bâti par les anciens
Idir, dans les bras de sa mère, regarde les marchands.
Son rêve est dans la ville, au milieu des passants,
De ce côté du mur, pour être avec les siens.
Dans son regard lointain on le sait déjà fier,
Trop pressé d’être grand, impatient de gagner
Ce tout petit bonhomme ignore des dangers,
Et se joue qu’au dehors s’allonge le désert.