Quand revient le printemps
Une palette essaime
En tapis flamboyant
Les endroits qu’on ne sème
Incendiant les prairies
Camaïeu écarlate
Ondulant sous la brise
tourbillon bichromate.
Dernier rimaillage,
Triste visage.
Ecole à la campagne,
Sortons le champagne.
Nature en rouge
Tout le monde bouge.
Les petits !
Regardez
Inspirez
Respirez
Rimaillez
Dit maitresse,
Avec sagesse ;
Pendant que
Nelson fait des bécots
A son amie Simplemente yo.
Dans ce joli champ
Des coquelicots
Orphea ne dit mots.
Mais maitresse a vu !
Elle arrive au galop
Et notre ivresse
Tombe à l’eau.
Maitresse en colère,
Mon cœur s’accélère.
Un copain viré.
Règlement changé.
Quelle folie
la poésie !
Rime, rime
Un chouchou en prime.
Ici c’est « rimaillades »
Pas des « poésiades »
Crie maitresse
Avec une pointe
De gentillesse.
Alors moi, bohème
J’essaye un poème
Pour cette jolie fleur
Avec mon grand cœur.
Rouge coquelicot
Rouge diablesse.
Crions tous en écho !
Nous sommes tous
Au bout du rouleau !
Disons-le franco
Nous avons tous
Besoin de repos.
Rouge coquelicot
Robe boléro
Avec mon torero
Je danserai le tango.
J’espère ne pas avoir zéro
La
fin
Du fond de ce trou noir, labeur du fossoyeur,
Le rouge est la seule, l’unique vraie couleur,
Les jolis coquelicots sont les cœurs des champs,
Les jolis coquelicots sont des fleurs de sang.
Déjà je sais mon ombre envolée dans l’éther
Planant sur ton chemin, et déclamant mes vers.
Elle ne supportait plus l’odeur de ce charnier
Où j’ai brûlé ma vie à genoux à tes pieds.
J’ai frôlé trop souvent au cours de mes errances
Tes lèvres entrouvertes et ton parfum de rose,
Le poids de mes remords sera ma pénitence
Et, lové dans le ventre de ma déchéance,
Dans ce lieu délicat où je me décompose,
Je déchire un à un mes vieux poèmes rances.
Et je meurs de t’aimer,et j’ai peur de t’aimer .
Ruegy .
Coquelicot
Petite fleur rouge
Rien ne bouge
Coq
Hélico
Murmure un mur mûr
Ses oreilles n’ont pas d’orteils
Pavots, vos pas
Ne sont pas beaux
Œillettes pour ma boutonnière
Pierres, nuage gris
Pierres nues, âge aigri
Finie l’école
Rimaille qui m’aille
Vers libres
Médit tant
Bonnes vacances
Et à bientôt
Nelson
Les trafiquants en tirent de l'opium,
Les Afghans en font le trésor de leur guerre.
La belle fleur rouge aux pétale satinés
Attire l'oeil, mais attention danger.
Je les trouve bien cachées ces sept solitaires......
C'est dommage de n'en voir que l'aspect maléfique
Car il existe aussi dans cette fleur toxique
Des principes actifs au service de l'humanité.
Mais l'homme égaré et mauvais les a dévoyés.
Les coquelicots
J’aimerais être un pinceau
Je peindrais des coquelicots
Sur une toile en calicot
Je pourrais me faire l’écho
Aider à manifester
Pour ces fleurs sous-estimées
Dans les jardins mal aimées
Rien à faire elles sont brimées
On les retrouve en déco
Sur les assiettes quel cadeau
Regardant en chien de faïence
Les gourmands et leur pitance
Un comble pour ces fleurs des champs
Qui n’aiment pas qu’on les cueille
Car elles meurent sur le champ
On n’a plus qu’à faire le deuil
Curieuses destinées pour elles
D’aller dans le lave vaisselle
Ou bien pour celles qui ont du bol
D’être chantées à l’école
Là encore sur cette photo
On les voit emprisonnées
Hors les murs pas de cadeau
Au désherbant seront traitées
Il faut faire une banderole
Pour ces fleurs un peu folles
Qui s’entêtent obstinément
A se faire aimer seulement bigorneau
Entre deux pierres plates à mourir
le coquelicot nouveau trouve l'envie de fleurir
Au pied d'une palissade grise à pleurer
le ciel déborde comme une parade ,de tous les cotés.
La poésie ce n'est qu'une vision d'images
un brin de soleil enrubanné.............
le bigorneau
La complainte des coquelicots
Non ! Vous ne nous aurez pas
Le soleil a beau s’être fait la malle
Nous resterons dans notre apparat
Rouge vif face au ciel pâle
Croyez-vous qu’un tout petit nuage
Fera fléchir notre poussée sauvage ?
Notre sève se moque bien des intempéries
Elle se rie hautement de ces agaceries.
Car nous venons allumer de couleurs
Le triste jardin repu de grisaille
Nous nous flattons de porter le bonheur
D’un rayon de pourpre sur cette rocaille
Tout est gratuit !! Profitez en donc
Faites moisson de notre écarlate
Vous vous en souviendrez au coin de l’âtre
Quand le froid aura sorti son
blanc édredon.
Jacqueline
Les tutus de dentelle fine des coquelicots écarlates
Virevoletaient au-dessus de la tête de l'indélicate.
Sans dent certes ; mais malgré tout spectatrice :
Elle se disait que c'était bien plus beau que les iris !
LES COQUELICOTS ET LA BOURRIQUE - 2 -
F'est dur de pourfuivre fans les dents!
Mais bons, les coquelicots aidant
V'ai tant bien que mal réuffi à retrouver
L'équilibre qu'il me manquait : vouais !
C'est en glissant sur une bouse verte
Que j'ai atterri d'un geste alerte,
La face dans un tas de pierres,
Les pieds empétrés dans du lierre.
Tentant de me lever grâce à une poubelle,
Je lève les yeux pour maudire le ciel !
Et là, retombant, emportée par le couvercle
Je vis, en haut, des coquelicots en cercle.
Rouges, fiers, ils brandissaient leurs pétales
Et semblaient regarder celle qui s'étale, s'étale...
Entre temps, presque redressée, titubant,
Je m'étais mangé le bord du banc !!!
bidudule
ah bon l'école est finie ?
la vache , la cloche a sonné,
terminé pour cette année?
avec le nombre de cours que j'ai séché, j'ai pas vu le temps passer
bon tant pis, comme chez nous tout finit en chanson, allons y gaiement :
donne moi ta main et prends la mienne, tagada tsoin tsoin.....
pol
J'avais oublié mon cancre ....

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Corolle rouge champ .
Ourlant un cœur d’ébène